| samedi 21 novembre 2009, a 18:06 |
| take a breath |
Je
reprends la plume, me laissant glisser vers la voie où j'ai
toujours voulu m'engager.
On
pourrait croire que derrière ces articles vont se cacher
sentiments, peines, dégouts, désirs, émotions... il en va à
chacun de laisser tout cela transparaitre. Écrire, vivre, aller
toujours plus loin. Il n'est pas question ici d'un journal intime,
d'une opinion personnelle, d'une exposition de soi.
La
réalisation d'une œuvre semble bien plus compliquée.
Et
je continuerai à faire de ma vie, une putain d'œuvre d'art...
On
ne connait pas le beau, on le ressent et je veux ressentir le monde,
ressentir la vie.
|
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| jeudi 17 juin 2010, a 21:15 |
| "no artist desires to prove anything" Oscar Wilde |
C'est
beau une rivière qui coule tu sais, une eau qui reflète le soleil,
un soleil qui s'efface derrière les arbres. Le bruit du courant
nous fait frémir et mon ventre tressaille… de tes mains ou de la
douceur de l'eau froide ? Je ne veux pas le savoir et laisse
mes pensées s'envoler, jongler entre les notes d'un poème.
C'est
beau une bulle de savon tu sais. Brillante et discrète, sincère et
délicate. Un cerceau de plus entre ses mains, qui montent et voltige
et d'un tapis volant en roulade, les bulles explosent les balles
s'imposent et le monde se re décors. J'ai la bougeotte du yoyo.
|
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| mercredi 09 juin 2010, a 12:08 |
| "les amoureux qui se bécottent sur les bancs publics" |
Quai
des bateliers, le voyageur sans bagages, un homme ange un biscuit,
bruit de pas, rire ridicule, veste verte, flèche noire, lampadaire,
un chien promène son gros maître en cachemire rose. Un vélo roule
devant l'estampe, les objets deviennent des animaux, un voiture
blanche joue du djembé, un gros sac à dos écrase un enfant. Le
panneau rappelle l'interdiction, l'interdiction rappelle le
panneau. Une roue traîne un vélo, l'Italien sort de la bouche
d'un passant. Un grattage se glisse entre deux pieds, un balcon
pousse sous les bosquets. Une bouteille glisse sur l'eau. C'est
fini
|
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| lundi 07 juin 2010, a 14:14 |
| l'esprit embrumé de ses yeux qui brillent |
Les
petites libellules de perdition ne chantent pas toujours quand remue
le matin. Elles dansent sur les jambes frêles et mûres de la
nature, qui pose délicatement sur elle sa douce mélodie. Se
laissant porter par les portées maladives, elles s'embrument
légèrement et tendent leur oreille au clair du jour? J'ai
rencontré par mégarde une fois, une de ces créatures enivrantes
qui daignèrent seulement me regarder et je lui ai dis merde du dos
pour son impolitesse injustifiée. Je sais pourtant que leur corps
n'est que de joie et qu'il faudra pour leur peur d'autres douleurs. |
|
| dimanche 30 mai 2010, a 17:40 |
| « Le monde à bas, je le bâtis plus beau » Rimbaud |
Quoique
de rire , pour courir, pour te dire, pour partir. Un mot, un temps,
un sourire, fuir et guérir.
Oublier
pour passer avec toi un moment. Briller, par instants pour s'enivrer
et tout recolorer. Les flèches sont un peu basses et de temps on y
croit, pour rire en peu marge, bruire une image de pluie et ta vie et
ma vie et un ange on s'enfuit. Un deux et quatre bonds, petites
touches de couleurs dans le ciel jeté en papillon qui vole et
s'envole et repique et rebique et... chut! De couleurs en traits
d'union, les feuilles se touchent pour décapsuler les nuages.
Raconter
des histoires pour que tu y crois. Faire briller les mots et danser
les lignes d'une fête caressante. Une plume sur le film. Saute et se
pose,glisse, gratte gratte et marque...
marques
noirs entre les bleus, petites violences verbales du papier déchiré.
Comme une guêpe rêve d'être abeille.
Je
me jette au cou du monde avec la conquête de son coeur pour seul
désir. Le monde des nuances et des subtilités pour rougir encore de
ses bontés.
|
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| dimanche 30 mai 2010, a 17:40 |
| "Même les chiens sont malheureux" Eluard |
pourpre
d'argent et calme insensé, je retire ce que j'ai dit, parole pour
tout ce que je crois. |
|
| dimanche 30 mai 2010, a 17:35 |
| « le masque de bienveillance » Rousseau |
Le
glissement singulier des voitures sur les routes ternis, petits
jouets de l'homme, grand immature de ses jours, de ses nuits.
Je
m'enchasse de ces indications, qui mènent la scène de nos vies,
sans sincèrement y adhérer. Un peu de mépris dans cette
incompréhensible structure, j'entrouvre les portes magiques de mon
imagination au monde, pour que se fonde réalité et croyance,
imaginaire et illusion, croire ce qu'il te plait. |
|
| jeudi 13 mai 2010, a 18:10 |
| "Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire" Apollinaire |
Les
percussions au loin me taquinent les oreilles et je ne peux résister
à ce trop-plein d'inspiration qui me torturent la tête. Devoir se
retenir d'écrire alors que ce n'est que libération, partage de ce
paradis de sensations et de rêves qui rythment ma vie. Douce mélodie
quand tu t'arrêtes... je retourne ma concentration sur l'étude du
monde passé. |
|
| jeudi 13 mai 2010, a 18:08 |
| "je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant..." |
Je
ris de douceur quand au matin venu tu me retiens dans tes bras pour
rester dans ta vie. J'aimerais monter sur ce toit, comme un chat de
gouttière visiter la ville du dessus en m'amusant du dessous. Là,
au calme, on regarderait le monde s'affoler, les enfants crier et
courir, les mères fatiguées, les hommes pressés, les étudiants
insouciants. Y aurait des bagarres, des embrassades furtives au coin
des rues, des échanges de mains, des billets qui circulent. A
certaines heures, de douces odeurs parfumées viendraient titiller
nos museaux, feraient frétir nos moustaches d'appétit. Et puis nous
verrons le soleil alors que pour tous il sera déjà couché et
personne ne nous aura jamais remarqué. Nous nous sentirons libre
d'éternité.
|
|
| samedi 08 mai 2010, a 19:39 |
| "un ramasseur de conscience avec un directeur de mégots" Perec |
Je
me laisse balader par les accordéons de senteurs, les fleurs du
soleil qui jouent au clair de lune.
L'air
est chaud, sec, c'est agréable quand devant l'arbre géant sur le
marbre je m'allonge. Dieu de la nature en ta demeure magique je ne
suis que fourmis.
Au
dehors, le sable crépite sous mes pieds, de ces singes aux dos droitx jusqu'aux vallées asséchées.
La
vie, doux compagnon de voyage.
Et
les eaux sont vides, vides de votre coeur, ample d'arrogance, remplie
coffre fort, rempli vos estomacs bien repus, tandis qu'une goutte de
pluie s'aventure peu au-delà de vos frontières.
Mais
que faire? Penserez-vous, en répondant que vous n'avez pas les
moyens |
|
| samedi 01 mai 2010, a 22:14 |
| Les milles et une nuits |
Nuit
d'Orient, balcon de lumière endiablé, une mouche sur la lèvre,
signes de beauté. Les anneaux d'or chantent, raisonnement dans la
vallée, par mont de coquetterie et ballet de sucreries. Le jasmin
transporte les passants de la blancheur de ses palais. Marbre aux
pieds nus.
Aux
couleurs d'ocre du safran, le chat se dandine. Dans son grand palais
, de sa fourrure de soie, il tourne vers nul part ses oreilles...
d'ennui. Hélas! Ce grand dadet s'ennuie de sa vie de parures entre
les murs. L'extérieur l'arrache au doute, il retire ses bottes,
reprend la marche à quatre pattes. |
|
| samedi 01 mai 2010, a 22:08 |
| "traversée ça et là par de brillants soleils..." |
Un
bosquet d'eau en manque d'air. Se jeter dans le vide et regarder en
l'air.
Un
attaque au coeur, apprendre à vivre. Je tangue dans les courbes du
monde qui m'entrainent, une laisse européenne autour du coup. Mes
pieds nus frottent la terre battue et des flanelles de tissus colorés
m'habillent de liberté. Le soleil caresse ma peau de son sourire
éternel, ces douceurs me colorent d'une confiance à toute épreuve.
Je m'accroupis dans les fleurs du désert, l'odeur du hénée
flottant dans mes cheveux. Un peu d'air pur pour mon bonheur, un
scorpion de passion gravé dans la tête. Les roses des sables ne
fanent jamais.
Je
voudrais écrire des mots de rosée qui déposeraient leur pureté
sur le monde à chaque nouveau levé de soleil, mais mes larmes ne
sont pas encore assez universelles pour rendre les pays du soleil
couchant sensibles. L'ardeur que pompe mon coeur se débat pour faire
couler l'amour de vivre, à mon grand épuisement souvent je soupire.
Ouvrez vos yeux, vos oreilles, arrêtez la mesure du temps et vivez. |
|
| samedi 01 mai 2010, a 21:52 |
| Be drunk of you |
Charme
indissociable à toute sombre pensée, je jette sur la toile mon
bonheur débridé. Que toute les lianes du passé paraissent folie
insensée quand la lumière de tes yeux les a toutes éteintes.
Se
laisse aller dans l'horizon de l'inconnu, tu seras beau et moi
perdue. Toutes ces roches qui s'amoncellent ne sont que plumes d'oie
légères quand tu poses sur moi ce regard d'ange, une âme qui
retire toute peur.
Je
m'inspire des odeurs qui me chavirent, de fleurs et de poussière
sous le soleil de trois heures, à l'ombre des douces pensée la
détente m'emporte entre les lignes de l'insouciance, les lignes du
bonheur. Le bout du monde est si beau et
rentrer est si tendre! Marcher rend si vivant mais s'arrêter pour
regarder rend si sensible!
A
toujours! A jamais! Sans y penser, sans courir, me laisser aller au
rythme de tes pas. |
|
| dimanche 28 mars 2010, a 12:07 |
| "Ici, chacun veut ressembler à tout le monde, mais à condition que tout le monde lui ressemble" |
Un
mot, une porte, un cri, regarder le monde s'éloigner dans une
tempête obscure.
« Il
y a trois piscines » … y pêcher des poissons capitalistes
avec des lunettes de soleil, ça va être cool comme on dit. Les
toboggans de l'économie? Je m'en glisse!
Il
y a dans ses yeux des airs de regrets qui ne veulent souffrir. Je
meurs de rire en les voyant s'étouffer, il faudrait trouver un sens
à la raison.
Pars
en arrière, je te rejoins, et retracer le monde par la goutte d'un
planisphère. Je tuerai le vent comme il se veut si fière. On jour
on rit, l'autre pour se taire.
Musique
amère au coin du coeur, oh mon bonheur. Croire en toi seul amour,
pour une encre abandonnée, j'ai mal au coeur je veux dormir. Sombrer
loin tout trahir... Mais non il y a son sourire. |
|
| samedi 27 février 2010, a 18:56 |
| regarder dans le miroir... et y voir une femme. |
Un
petit nuage, oublié dans l'océan ,se laisse glisser sur les
planches. Au dessous de mes jambes le sol tremble, ou seraient-ce mes
jambes qui le font fuir? Mon coeur bat plus qu'il n'en faut alors
que, main dans la main, les souvenirs roulent autour de moi.
Ô
boulets que je tire dans ma course pour la liberté! Dis-moi que les
lumières ne vont pas s'éteindre tout de suite, que l'énergie
continuera à faire tourner le Monde, que les étincelles, faisant
cliqueter les mécaniques, emporteront encore l'amour là où les
gens auront encore leurs rêves.
« For
beauty, truth and love » |
|
| samedi 27 février 2010, a 18:54 |
| "Je n'ai pas succombé au mensong, je me saoule de vérité" |
Croiser
tes yeux pour les enflammer, perdre le contrôle et m'abandonner.
L'amour
est hypocrite mais mon coeur ne veut pas mentir. Je soupire.
Une
fossette sur la joue pour marquer le soulagement de laisser tout
sortir, de le crier dans un mégaphone pour que le monde sache et
tous les emmerder puisqu'ils seraient incapables d'y croire. Il est
difficile de croire que le monde puisse changer, que les hommes
retrouvent leur passion, leur énergie révolutionnaire.
Je
t'aime. |
|
| vendredi 19 février 2010, a 18:03 |
| Plein la tête, vide d'energie... |
Rêve
de désintégrer ses neurones, l'espace de 24h, ne plus rien penser,
avoir un vide à la place du cerveau... Et pourtant il faut résister
à l'envie de s'envoyer quelques drogues, quelques anesthésiants,
quelques pilules, quelques euphorisants... Faire le vide quelques
minutes sans dormir pour éviter de rêver, mettre les compteurs à
zéro, reprendre la course et s'arrêter avant que le moteur
n'explose. |
|
| mercredi 17 février 2010, a 21:05 |
| et si mon coeur était une percussion? |
Vouloir
exprimer quelque chose et s'avouer incapable de pouvoir y mettre les
mots. Le coeur qui bat, des frissons qui me parcourent et ces mots
qui ne viennent pas, que la musique a chaviré, bouleversé. On ne
sait plus où donner de l'oreille alors que les yeux sont déjà loin
dans l'immensité étoilée.
La
lumière du jour s'éteint et celles de la nuit brulent, donnant au
monde des couleurs qu'il ne connaissait pas. Mais le rose de mes
joues n'est pas artificiel lorsqu'à chaque seconde il déguste un
nouvel endroit.
Carpe
diem, et ces satanés romains ne l'ont surement pas inventé pour
rien. Vivre chaque seconde, chaque souffle en le remplissant de vie
et d'amour comme si demain ne devait plus exister. |
|
| mercredi 17 février 2010, a 13:05 |
| "La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur" |
Assise
dans un coin de la pièce, la tête dans les genoux, les
bras autour des jambes, elle cherche le repos au fond d'elle-même.
La tempête la saisit, brouillant toutes les liaisons de la raison,
laissant les bourrasques la plier, la secouer, la violenter. Pourquoi
tout laisser sortir?
Elle
se bat contre ses cauchemars, ses peurs, ses tourments. Seule...
personne ne doit savoir, personne ne pourrait savoir. Les pensées se
brouillent à mesure qu'elle tente de les ordonner, mais c'est
toujours le même tourbillon qui vient se foutre au premier plan.
Les
courbatures de son coeur lui tordent le ventre et sa tête bourdonne.
A quoi bon fermer les yeux et s'assoupir, le sommeil n'empêchera pas
l'orage de gronder. La douleur des crampes laisse place à la nausée
alors qu'elle tente de retenir les coups de vent qui se battent à
l'intérieur d'elle-même.
Le
mauvais temps finira bien par se calmer et alors elle se relèvera, à
la maigre force de son corps, sourira à son reflet dans le miroir et
recommencera à marcher pour faire passer les courbatures.
|
|
| mardi 16 février 2010, a 10:56 |
| Les larmes du poète sont toujours couleur d'encre |
Un
petit flocon de neige dans l'atmosphère et tout redevient comme
avant, comme si le calme de la nature se vengeait de l'agitation
humaine. Ville fantôme et quand les lumières se lèvent sur l'ombre
du vendredi soir s'enclenche la douce horloge de la fin de semaine.
Autre
monde civilisé aux parfums tous différents mais un même indice de
masse corporel avec ses immeubles, ses lampadaires, ses transports en
commun.
Dans
l'organisation du monde, petites pattes de mouches que nous sommes,
nous laissons calmement trainer sur le sol des traces boueuses et nos
ailes ne servent qu'à fuir la toile de notre propre tissage. |
|
| jeudi 11 février 2010, a 20:43 |
| There is something in me that does not want to stop beating |
Une
vitre, des barreau, un rideau... et l'on m'enferme, et l'on me ferme
les portes du soleil, les portes de la vie.
Un
jour, en me levant... non, je n'avais pas encore décidé de me
lever. A un moment de ma vie... oui je vivais, on peut dire ça comme
ça. A un moment, j'ai compris qu'il fallait que les choses pouvaient
changer. Un homme un jour proclama qu'il avait un rêve et il y
croyait, alors j'ai cru au mien. Que dis-je? Je crois au mien! Ses
yeux, embués par l'émotion ont conquis les miens et aujourd'hui je
soutiens que son combat est beau. Levant le rideau qu'une ombre
blanche avait jeté sur les yeux du monde, il a donné une autre
couleur au rêve. De la noirceur de sa peau, la lumière avait
surgit.
Un
petit bout de convention avait été ruiné, tout comme les juifs
sont devenus des hommes, tout comme la raison a été reconnue aux
femmes. Il aura fallu d'un petit coup de pouce, il aura suffit de
pousser le rideau, de pousser le loquet et d'ouvrir la fenêtre.
|
|
| samedi 16 janvier 2010, a 19:21 |
| "Vous ne deviendrez jamais rhinocéros, vraiment... vous n'avez pas la vocation" Ionesco Rhinocéros |
Et
toutes ces routes qu'on a prises ensemble... alors que le soleil
peine à se lever, moi je suis déjà tout éveillée à mes rêves.
Et si la vie est un songe je ne veux pas dormir.
En
pensant à eux, à ses yeux bleus, à son sourire, à sa manière de
me serrer dans ses bras. Dans toute cette sincérité, cette amitié,
direction le vie, direction le monde, pas faire pour se poser,
définitivement. |
|
| samedi 16 janvier 2010, a 19:11 |
| As I read, my mind says |
Sartre,
Huis Clos
A
cette dame... et le privilège de se savoir unique et d'avoir
alimenter la pensée...
une
situation fausse. Contre-sens et débat, y a-t-il de vraie situation?
Et quand bien même toutes les réalités, il n'existe que celle que
l'on veut bien donner.
Et
au bout du couloir? Toujours les mêmes histoires. Les portes
défilent et rien ne change. Ouvrir toute les portes, et puis les
refermer. Trouver la bonne porte, trouver la bonne clef et puis
peut-être ne jamais les rouvrir, pour ressortir. S'arrêter en
chemin et oublier d'avancer le long d'un couloir où l'on a peur de
s'égarer. Prendre son courage, et puis tout traverser.
On
ne peut ordonner sa vie que quand tous les bouts en ont été
trouvés. |
|
| samedi 09 janvier 2010, a 10:23 |
| Quand les yeux ne veulent plus voir |
Le
monde ne sait plus vraiment où il en est, recouvert d'un froid que
l'homme a provoqué.
La
froideur de son coeur qui retourne tout, oubliant l'amour que la
Terre nous procure. Il faut froid sur Terre, la Monde a froid. Le
Monde a froid des bombes, il a froid des guerres, froid de nos coups
de gueule, froid de peur.
La
Terre est angoissée, de ses eaux qui se troublent, de ses nuages qui
s'entassent, de ses neiges qui fondent, de son énergie qui se vide.
La
Terre est malade, de sa varicelle de déchets, de son acné de
pollution. La Terre est fatiguée, et l'on se demande qui c'est bien
le Soleil qui la fait tourner en bourrique.
Tout
va trop vite, elle ne peut suivre. Un coup de givre pour que tout
ralentisse.
Mais
qui va croire que la Terre est vivante? Qui va croire que la Terre me
parle? Alors qu'ici bas nous restons tous, muets. |
|
| dimanche 03 janvier 2010, a 17:28 |
| Envole-moi |
Il
la serre contre lui en en attendant rien d'autre que la chaleur de
son corps, que le bonheur de sa présence, que la douceur de son
odeur. Il ne sait pas trop qui elle est, là, abandonnée contre son
coeur qui s'emporte, qui se lance sur des sentiers dangereux.
Il
a peur, elle a peur. Et pourtant quand leurs peurs se lient dans le
creux des corps, c'est comme si elles s'oubliaient l'une à l'autre,
comme si dans leur fusion elle se consumaient.
Il
aime ses cheveux aux reflets roux, ses petites tâches de rousseur
sur les joues, ses grains de beauté sur sa peau, au hasard,
éparpillés. Peut-être est-ce tout cela qui lui fait tourner la
tête, ou peut-être ses yeux qui brillent.
Elle
penche la tête, lui présentant la douce peau de son cou au goût de
mûr. Comment résister devant les étoiles de ses yeux? Comment ne
pas succomber à cette magie? À cet univers du rêve dans lequel
elle le transporte?
Elle
le fait croire à l'impossible et à la beauté du monde, petite
flamme d'espoir dans l'horreur de l'Homme.
Pendant
quelques heures il sera fou d'elle et puis il réalisera que cette
fée n'appartient pas à la vraie vie. Il réalisera que ce bonheur
ne peut durer et qu'il faut bien, au vrai monde, se confronter.
Au
revoir petite fée! Puisse tes ailes te sauver!
Il
desserre son étreinte, lui laisse sur la joue un dernier baisé,
respire une dernière fois l'odeur de ce rêve et s'en retourne entre
les bras, de la dure réalité. |
|
| samedi 02 janvier 2010, a 17:30 |
| "If music be the food of love, play on" William Shakespeare |
Une
bouffée, j'arrête de respirer. Et tu n'entends plus rien dans le
monde où tes pensées s'évaporent.
« tes
yeux te trahissent » me dit Coccinelle au creux de l'oreille.
Un petit ange sur mon épaule. Une odeur singulière, naturelle...
tellement plus douce que tous les parfums du monde.
Nan
ça n'a rien à voir.
« J'ai
l'impression d'être un cendrier » même plus envie...
Les
étoiles n'étaient pas là, seul la lune éclatait quand dans une
voiture, en dansant, la nuit était belle.
Piece
of shit, take me away and fuck you anyway.
« It's
just someone I had sex with once and slept with twice » the holiday
|
|
| vendredi 01 janvier 2010, a 17:20 |
| Il était une fois |
dans
le flou... dans le flou de mes pensées, un tourbillon d'adrénaline
qui faisait virevolter. Entre tous ces bras je balance, d'amis en
amant et tout cela est pourtant si différent. Je me sens aimée, je
me sens belle, je me sens reine. Je me sens triste... Triste de ces
sentiments complexes, triste de vouloir à tout prix les éviter,
triste d'en voir naître. Une issue? Un échappatoire? S'aimer
soi-même, ne pas trop en vouloir... ne plus retomber dans la fusion
d'un amour, fermer son coeur à ce sentiment trop lourd... trop lourd
à porter, trop lourd à donner, trop lourd à comprendre. Et
pourtant dans ses bras je fond et je lutte contre mille moi-même qui
ne veulent plus jamais que l'amour ne m'atteigne.
|
|
| mercredi 30 décembre 2009, a 21:15 |
| 60 secondes font une minute |
vite
vite! je vais être en retard!
Un
petit arrêt par ici, depuis le temps... Ce temps qui passe vite et
qui se dérobe sous nos pas, cette impression de le laisse s'en
aller... Je me prends le temps, un instant, puisqu'il faut bien, de
temps en temps. "Time and time again", obsession de notre
temps. A quoi bon, j'aurais pas le temps. Temps qui nous surprend,
temps qui passe pas, donnez-moi un peu plus de temps. En même temps,
le temps je m'en moque, puisqu'il m'appartient je me laisserai le
temps, de le perdre, de le prendre, un peu, longtemps. Et ouai je
défi le temps! et même s'il me fait croire que je n'en ai pas
assez, "temps pis" |
|
| lundi 28 décembre 2009, a 23:10 |
| It's hard to say if I'd rather stay awake or I'm asleep |
Danse
avec moi, tourne toujours plus vite, toujours plus loin. Prends-moi
les mains, enlace-moi, emprisonne-moi sous ton corps, tes caresses.
Tu
ris, je me laisse glisser dans ton sourire, dans tes ronronnements
qui me chavirent. Je me détends dans cet éloge de la tendresse,
dans ce langoureux moment que l'on apprécie dans l'instant.
On
perd la notion du temps et tout file sans que je ne le contrôle,
même mon corps ne m'appartient plus. Tu m'entoures de ton désir, me
serrant toujours plus fort. Un baiser sur le front qui me rappelle
une confiance indéfinissable.
Un
fou rire dans le vide de la nuit et ces salopes de lumières ne nous
empêcheront pas de crier « merde! » en dessous d'un
arbre auquel je rêvais de grimper. |
|
| vendredi 25 décembre 2009, a 23:52 |
| Le soleil gris de l'hivers |
Son
corps se meut comme une flamme à la douceur d'un léger vent. Les
bras levés elle se laisse onduler naturellement, les yeux fermés,
l'esprit refusant une confrontation avec le réel. Elle se laisse
porter par les vagues de musique, recherchant une sensation toujours
plus forte, plus délicate. Elle oublie les conventions et les dures
lois de la vie dans ce son qui la chavire et sa seule croyance rime
avec la nuit. Elle oublie que l'heure tourne, que son carrosse
redeviendra citrouille. |
|
| lundi 21 décembre 2009, a 23:35 |
| "evidemment tu l'aimes encore, je le vois bien tu sais, et puis alors?" "mon coeur s'en allait voler haut, peut-être un peu trop haut pour moi" Kaolin |
Une
nuit d'été... et ces trois petits mots sonnaient déjà si bien!
Nous étions tous les deux, seuls devant l'infini qui s'offrait à
nous, les étoiles nous souriaient. Tu avais froid, je t'ai pris dans
mes bras. Sans réfléchir je t'ai embrassé, sans vraiment me
maîtriser, sans avoir rien prémédité, je voulais juste voir le
monde sous un autre angle. Et tu as retourné mon monde, mis des
étoiles dans mes yeux, des étincelles dans mon coeur et arrivé en
bas je ne me suis pas rendu compte que ma raison était resté sur ce
toit.
Le
toit s'est écroulé, des murs ont poussés, de nouvelles briques qui
n'appartiennent plus à notre histoire. Et dans le froid de l'hiver,
j'imagine cet édifice recouvert de glace, une froideur qui a
remplacé la chaleur que nous y avions établie. Je me rappelle cette
vue, qui n'appartient qu'à nous et dont personne ne pourra plus
jamais être le témoin. Je me rappelle avoir levé les yeux vers le
haut de cette grue en me disant n'avoir jamais été aussi haut.
Aussi haut oui, que j'étais au-dessus de tout! Je me souviens avoir
mimé l'oiseau qui s'envole, à cet instant je volais, j'en suis sûr.
J'ai plané, pendant tant de jours après, voguant de musiques en
musiques, de lettres en lettres, de routes en routes.
L'Amour,
le seul... lui tournant le dos en souriant je reprends la route et
acceptant le bonheur de l'avoir connu. |
|
| lundi 21 décembre 2009, a 18:40 |
| Sweet desire |
Au
détour d'un chemin, sac sur le dos, rêves en main, nous nous
suivrons. Voguant à la conquête de notre monde, par-dessus l'amour,
par dessus les contraintes, sans avoir besoin de comprendre où tout
cela nous mène. (J'aurais aimé comprendre ce sentiment plus tôt)
Le
levé de soleil suivra son couché et nous vivrons sans suivre le
cadrant référentiel du monde, suivant l'heure de notre humeur, de
notre motivation. Plume dans le coeur j'écrirai ce que nous offrira
le monde en m'émerveillant de ce que j'aurais failli raté. On
s'enivrera des plaisirs locaux pour vivre le pays dans toutes ces
dimensions en faisant un détour par les fresques du passé pour
mieux apprécier la réalité. Qu'importe si dans notre chemin
quelques âmes passionnelles nous séparent, et qu'importe si je te
quitte des yeux pour un moment.
Parcourir
le monde avec ta folie. Sweet desire.
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